Le RSA, une mauvaise idée mal appliquée.

Publié le par Dc Evo

Je suis certainement une des seules voix dissonantes...

 

Pourquoi une mauvaise idée ? Simplement parce qu’un principe simple devrait s’appliquer : à travail égal, salaire égal. C’est stupide, mais la beauté de la morale est d’être simple. Hors ici cette bête règle n’est pas respectée : A travail égal, celui qui sort de l’assistanat touchera plus. Intuitivement, on dirait qu’il devrait toucher moins, pour rembourser sa dette envers la société, mais non, il touche plus, car étant présumé fainéant, et présumé ne pas travailler anciennement par choix, on décide de lui donner plus pour que malgré sa fainéantise, il travaille.

Naturellement, en se basant sur la même présomption de fainéantise des allocataires de minima sociaux, une réponse s’impose d’elle-même : faisons travailler les allocataires pour la collectivité (ce n’est que justice) ainsi, quitte à travailler, ils iront chercher un emploi qui rapportera plus. Mais ce serait intelligent, donc Sarkozy ne pourrait pas redorer son blason en damant le pion au PS.

 

Pourquoi mal appliquée ? Parce qu’une mesure qui est censé augmenter la production du pays a travers la remise au travail d’une partie de la population ne devrait pas pouvoir se traduire par une augmentation du taux d’imposition : + de travail fourni => + d’impôt a travail égal. Et ceci serait valable si les anciens allocataires cumulaient 100% de leurs allocs, hors ils ne pourront cumuler qu’une partie.

Le simple fait que cette mesure nécessité in financement montre que le seul effet sera un effet d’aubaine et non une mise au travail : les pauvres (et je suis le premier a m’insurger qu’un ouvrier puisse ivre avec si peu) au lieu d’être, disons 100 a travailler et 100 à glander seront 130 à alterner le travail et la glandouille et par la même, le salaire de ces 130 augmentera puisqu’ils toucheront des allocations en plus.

 

Ainsi, la seule stratégie raisonnable est :

-         Utiliser les RMIstes et autres allocataires pour des travaux d’intérêt public (jardinage, nettoyage, infirmerie etc).

o        Remplacer progressivement les employés qui faisaient ce travail, réallouer toutes les sommes ainsi gagnées vers la prime pour l’emploi.

-         Supprimer progressivement toute allocation a des personnes en état de travailler et ne le faisant pas, et ainsi ne pas mélanger les handicapes et le fainéants.

o        Assurer progressivement à toute personne voulant travailler pour la collectivité un salaire décent à travers la revalorisation progressive des minima sociaux.

 

On se retrouverait ainsi progressivement dans une situation ou l’état offrirait une véritable assurance de vie décente à quiconque voudrait le lui rendre par le travail, assurant ainsi une vie décente à ceux qui ne sont pas assez productif pour toucher un salaire dans le privé, ou du fait de la « gratuité » des services à la société, le « service public » serait amélioré tout en incitant tous ceux qui le peuvent à travailler en environnement productif.

 

A vrai dire, cela revient à la cohabitation d’un mini-système communiste (dans lequel il n’est pas concevable qu’une personne ne travaille pas) pour les moins capables à un système globalement capitaliste. Best of both world…

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