Le réquisitoire du génocide au Darfour
http://www.icc-cpi.int/library/press/pressreleases/ICC-OTP-ST20080605-ENG.pdf
Oui, si vous le lisez vous comprendrez :
- Qu’à aucun moment des notions de droit n’apparaissent.
- Qu’à aucun moment même, la notion de génocide apparait autrement que par une allusion au régime nazi. D’ailleurs, il compare la situation au Darfour à celle en Argentine ; cette comparaison est très juste : Il y a eu des crimes généralisés en Argentine, il n’y a jamais eu de génocide. La situation actuelle au Darfour est celle d’une criminalité généralisée et impunie. Parler de génocide est une approche juridiquement fausse, et la CPI n’a pas lieu à intervenir puisqu’il n’y a « que » des abus généralisés sur la population du Soudan, avec une volonté apparente de spoliation des terres, mais qui ne constitue pas non plus un génocide.
Il est malheureux qu’une des plus belles inventions humaines, l’ONU se politise autant. Entre l’assemblée de potiches sur le « réchauffement climatique », le droit de veto opposable y compris a une assemblée plénière et qui empêche le règlement de tout conflit dans lequel une puissance tutélaire aurait un intérêt, même de politique interne (moyen orient), cette institution est simplement devenue une machine a bien pensante, qui s’occupe de ce qui ne la regarde pas (criminalité interne aux pays) et ne s’occupe pas de ce qui la regarde (crise des ex-républiques populaires par exemple l’Ossétie). Elle est de plus totalement inadaptée à la nouvelle réalité de guerre internationale asymétrique (domination écrasante contre attaques terroristes).