Petrella : Justice contre parole d’Etat ? Pas du tout, la doctrine Mitterand ne s'applique pas (lisez donc cette fameuse doctrine)

Publié le par Dc Evo

Un grand dilemme pour les anti-communistes légalistes dans mon genre.

 

Mais non finalement : La parole de Mitterrand n’est pas engagée ici !

 

La parole de Mitterrand concernait les personnes qui renonceraient à la lutte armée pour venir en France. Petrella n’a premièrement jamais renonce a la lutte armée, et deuxièmement n’est venu en France que pour échapper a la justice qui la rattrapait et non pour rompre avec une vie passée.

 

Que justice passe donc, aucune raison de faire une exception pour cette femme. Et pour la dépression, c’est un peu facile a mon gout !

 

Par ailleurs en lisant ce texte, sachant que le discours a été prononce en 1985 et que Petrella est arrivée en France en 1993, il est particulièrement clair qu’elle ne rentre pas dans les conditions !

 

 

« Oui, j’ai décidé l’extradition, sans le moindre remords, d’un certain nombre d’hommes accusés d’avoir commis des crimes. Je n’en fais pas une politique. Le droit d’asile, dès lors qu’il est un contrat entre celui qui en bénéficie et la France qui l’accueille, sera toujours et a toujours été respecté ; il n’était d’ailleurs pas demandé, dans la circonstance, en temps utile. Je refuse de considérer a priori comme terroristes actifs et dangereux des hommes qui sont venus, particulièrement d’Italie, longtemps avant que j’exerce les responsabilités qui sont miennes, et qui venaient de s’agréger ici et là, dans la banlieue parisienne, repentis... à moitié, tout à fait,... je n’en sais rien, mais hors du jeu. Parmi eux, sans doute une trentaine de terroristes actifs et implacables. Ce sont justement ceux qu’on ne contrôle pas, c’est à dire qu’on ne sait pas où ils sont ! On dit qu’ils sont en France ? La France est quand même un pays - sans que je puisse préjuger en quoi que ce soit de ce qui se passera demain - dans lequel on a connu une trace moins sanglante qu’ailleurs, même si elle est encore trop sanglante. Mais je dis hautement : la France est et sera solidaire de ses partenaires européens, dans le respect de ses principes, de son droit : elle sera solidaire, elle refusera toute protection directe ou indirecte pour le terrorisme actif, réel, sanglant. »

« Les réfugiés italiens (...) qui ont participé à l'action terroriste avant 1981 (...) ont rompu avec la machine infernale dans laquelle ils s'étaient engagés, ont abordé une deuxième phase de leur propre vie, se sont inséré dans la société française (...). J'ai dit au gouvernement italien qu'ils étaient à l'abri de toute sanction par voie d'extradition (...). »

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