La guerre économique, une guerre totale. Et l’Europe est sans armée.

Publié le par Dc Evo

Un point que l’Europe n’a pas compris est que la concurrence entre les pays et les peuples existe toujours.

« Do no harm » c’est bon pour Google, toutes les grandes réussites industrielles et économiques depuis la seconde guerre mondiales se sont appuyées sur la destruction des adversaires ou sur des subventions massives (Airbus).

Cette destruction passe par bien des moyens :

-         Le dumping (vente à perte pour mettre l’adversaire en faillite)

-         La dévaluation (faire perdre de la valeur à la monnaie pour être plus compétitif sur la main d’œuvre)

-         Le vol de la propriété intellectuelle.

-         Le vol des équipes (débaucher tous les ingénieurs d’une entreprise pour lui voler son savoir-faire)

-         Les barrières à l’importation.

-         Les subventions (qui peuvent être déguisées par des prêts à taux avantageux, des détaxations etc)

 

Prenons un exemple qui est presque un cas d’école : les motos japonaises. En 1950, les japonais ne savaient pas faire de motos. En 1980, il ne restait plus que les japonais, et la concurrence survivait à peine. Les japonais on d’ailleurs applique cette stratégie plusieurs fois sur les sujets différents.

Il y a eu plusieurs phases :

-         L’acquisition du savoir-faire.

o        Embauche des ingénieurs étrangers.

-         La vente locale.

o        Barriere a l’entrée des produits étrangers.

o        Non paiements des droits de brevets étrangers.

o        En même temps, en utilisant ces profits faciles, les produits sont améliorés.

-         Le dumping.

o        Export en masse et bien moins cher que la concurrence, en dessous du prix de reviens. Cette phase a dure presque 10 ans.

o        La dévaluation : Le gouvernement japonais fixe un taux d’emprunt très bas, ce qui avantage les entreprises et dévalue la monnaie.

-         La rentabilisation.

o        Aujourd’hui, les motos japonaises sont leader sur le marché. Les 3 marques commencent enfin à se faire concurrence sur les prix.

 

Actuellement l’Europe est une catastrophe : nous appliquons de « Do no harm » :

-         Nous appliquons l’esprit des règles de l’OMC.

o        Les américains la contrôlent et, quand l’OMC ne peut faire autrement que de les condamner, cela mets tellement de temps que le but obtenu avant que l’esprit de l’OMC soit applique que l’objectif est généralement atteint.

o        L’Europe est la seule zone, non seulement a pratiqué le libre échange entre des pays a économie inégale – l’Irlande qui a tant bénéficié de l’Europe comprends bien que maintenant qu’elle est plus riche que les pays de l’Est, elle est mieux en retrait – et a n’avoir pour ainsi dire aucune barrière à l’importation.

-         Nous interdisons le dumping, même pratique à l’étranger de façon bien plus efficace que l’OMC.

-         Nous avons une politique de change hyper-rigide qui permet aux autres de pratiquer la dévaluation à loisir. Nous n’en tirons aucun avantage.

-         Nos services secrets ne volent pas les secrets industriels des autres. Contrairement a toutes les puissances non européenne, dont c’est l’un des objectifs primordiaux (USA, Chine, Inde, Israël… et Grande Bretagne).

 

Tous les jours, nous voyons des cas ou les appels d’offres sont pipes a l’étranger… nous ne pipons rien. Alsthom s’est fait battre injustement a Québec sur les métros, le Rafale de Dassault a gagne l’appel d’offre en Corée du Sud… mais elle va acheter des F18.

Et si Airbus a gagne un contrat contre Boeing récemment ce n’est que pour deux raisons : Boeing avait corrompu trop visiblement un appel d’offre précédent, et les avions seront montes en Alabama, état ayant un gouverneur très influent au Pentagone.

 

L’Europe est devenue une proie économique sans défense.

 

(Bientôt : Mc Cain, le meilleur candidat… pour nous.)

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