L’extrêmophilie, un épiphénomène de l’évolution

Publié le par Dc Evo

On pense toujours à l’évolution comme le résultat la pression de l’environnement (climat, espèces concurrentes, proies et prédateurs) sur les espèces.

Généralement, les espèces s’adapteront ou disparaitront… mais un cas amusant se répète souvent, malheureusement ils sont par nature difficiles a observer…


Ce cas est celui dans lequel l’espèce est repoussée vers des lieux ou les autres espèces n’arrivent pas à vivre et s’y adapte, des lieux extrêmes: températures constamment au dessus de 100C ou en deçà de 0C, acidité, hautes pressions, etc.

Progressivement, on en arrive ainsi a des genres de blattes qui vivent dans des lieux constamment gelés (GRYLLOBLATTODEA), a des genres de puces d’eau qui se laissent congeler en hiver pour ressortir se nourrir de micro-organismes qui poussent sur les lichens dans les montagnes (tardigrades) l'été.


Souvent, ces espèces, en allant vers des terrains plus hostiles, perdent tellement en densité qu’elles deviennent parthénogénétiques (il n’y a plus que des femelles qui produisent des presque-clones). Malheureusement la disparition de la reproduction sexuée se solde à moyen terme par la disparition, donc, chez ces familles, on a généralement une cohabitation de formes parthénogénétiques et sexuées.

Evidemment la majorité des espèces sont archaïques et simples (le Grylloblattodea étant une exception notable puisqu’il s’agit d’insectes développés).

 

Un seul animal de cette catégorie est connu : l’artémia, une petite crevette rouge qui ne vit que dans les eaux saturées en sel (notamment les marais salants). Ce n’est pas très extrême, mais déjà pas mal !

 

 

Tiens, un de ces jours je me fendrais un petit post sur les fossiles vivants (en dehors de sentiers rebattus !)

 

 

Ca faisait longtemps, un post sérieux !                    

Commenter cet article