La libération de Jean-Marc Rouillan, suite

Publié le par Dc Evo

Jean-Marc Rouillan agissait il pour le compte de l’Iran ?

 

Devant la commission délibérant de la liberté conditionnelle, il a déclaré :

«la disparition du bloc soviétique fait que la lutte armée n’est plus d’actualité»

On se demande d’où vient ce raisonnement : a aucun moment Action Directe, un groupe anarchiste, n’a été soutenu ou ne s’est revendiqué de l’Union Soviétique.

Tout ce qu’on peut en déduire, c’est qu’il ment, et n’a renoncé a aucune parcelle de son idéologie et trouve toujours les crimes pour lesquels il a été condamné justifiés.

 

Mais il y a plus grave : De lourdes coïncidences marquent les deux crimes pour lesquels il a été condamné :

-         Le meurtre du général René Audran, responsable des ventes d’armes de la France.

-         Le meurtre du PDG de Renault Georges Besse. Beaucoup ont fait un lien entre cet assassinat et le dirigeant affiché du commando, Pierre Overney, un maoïste membre de la « Gauche Prolétarienne », proche d’Action Directe, tué par un vigile de Renault lors d’une action violente de son groupe. Le vigile, Jean-Antoine Tramoni a par la suite été exécuté par les NAPAP (Noyaux armés pour l'autonomie populaire), composé principalement d’ex-gauche Prolétarienne (oui ca s’entremêle ces groupes d’une dizaine de personnes chacun).

 

En fait, cet assassinat était plus probablement lié à Eurodif, consortium Franco-Iranien d’enrichissement d’Uranium, qui a rompu ses contrats avec l’avènement de la République Islamique :

 -     L’assassinat de Georges Besse a eu lieu le jour du remboursement par la France de la part iranienne du consortium. 

 -     Georges Besse était un ancien PDG de Eurodif et toujours un acteur majeur, de part son influence, du secteur nucléaire.

 -     Le Général René Audran était celui qui avait le pouvoir de s’opposer à la livraison d’uranium.

 

On peut se demander quel sens cela a de le libérer aujourd’hui, alors que la République Islamique d’Iran est possiblement à nouveau entrain de tenter de se doter de la bombe nucléaire, alors qu’il trouve encore implicitement ses actions justifiées et que le prétexte qu’il a donné (l’Union Soviétique) est complètement faux. On ne peut que craindre qu’il recommence...

 

Mais peut-être cette libération fait-elle partie d’un deal dont personne n’est encoreau courant…

 

Une partie de ce billet est lié à l’excellente enquête de Dominique Lorentz.

 

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