La libération de Jean-Marc Rouillan d’Action Directe

Publié le par Dc Evo

La libération de Jean-Marc Rouillan d’Action Directe : Une insulte a la notion même de seconde chance

 

Un petit post pour me demander comment on peut libérer un terroriste (du groupe Action Directe) qui avait été emprisonné une première fois sous Giscard (arrêté pour avoir commis des attentats contre les franquistes en France et en Belgique notamment), gracié a la chute de Franco, ré-emprisonné une seconde fois en 81 après qu’il aie tout de même tiré sur des policiers français (et que son groupe aie déjà commis des attentats), qui, après cette seconde amnistie, a tué un général et le PDG de Renault…

N’y a-t-il donc pas de limite aux nombre de chances qu’on donne a un terroriste qui n’a de plus jamais regretté ses actes ?

 

Ce laxisme est une insulte aux victimes, et au principe de seconde chance : il ne doit pas y en avoir deux.

 
Résumé des actions du groupe Action Directe, qui n’ont pas été regrettées (en totalité ici) :

 

* mitraillage du siège du patronat le 1er mai 1979

* hold-up de Caluire le 29 octobre 1980 au cours duquel un convoyeur de fonds est tué

* attaques contre des ministères, la Sonacotra, des agences immobilières, des bâtiments de l’armée française, des sociétés liées au programme militaire français

* attaques contre l’État israélien (mitraillage de la mission commerciale de l’ambassade d’Israël, le 31 mars 1982, attaque à la bombe contre le Citrus Marketing Board of Israel, le 11 août de la même année)

* assassinat le 13 mars 1982 de Gabriel Chahine, membre du GARI et indicateur de police qui avait permis la première arrestation de Rouillan et Ménigon en 1980

* assassinat de deux policiers (en blessant un troisième grièvement) avenue Trudaine à Paris le 31 mai 1983

* hold-up de l’avenue de Villiers à Paris le 14 octobre 1983 au cours duquel un des participants, Cino Rizzato, est tué

* hold-up de la place Victor-Hugo à Lyon le 27 mars 1984 où le général de gendarmerie Guy Delfosse est tué en tentant de s’interposer

* assassinat du général Audran (responsable des ventes d’armes de l’État français) le 25 janvier 1985

* tentatives d’assassinat manquées sur Henri Blandin (contrôleur général des armées) en 1985 et Guy Brana (vice-président du CNPF, ancêtre du MEDEF) en 1986

* attentat à la bombe le 9 juillet 1986 à Paris dans les locaux de la brigade de répression du banditisme, quai de Gesvres, dans lequel l’inspecteur Marcel Basdevant est tué

* assassinat de Georges Besse, PDG de la Régie Renault le 17 novembre 1986. C’est en tant que représentant d’une entreprise à vocation internationale que Georges Besse est tué, mais également en tant que dirigeant d’une entreprise employant un vigile qui a tué un militant maoïste. Toutefois, le journaliste d’investigation, Dominique Lorentz, a mis en cause la question de l’assassinat de Besse, en soulignant la proximité de cette affaire avec Eurodif, que Besse avait dirigé, et le programme nucléaire iranien (à laquelle la France participait alors)

* nombreux vols à main armée n’ayant pas entrainé mort d’homme et revendiqués par le groupe comme des « expropriations prolétariennes »


Je vous laisse méditer!!

 

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