Qui connait Fabrice Le Quintrec ? Qui connait David Schneidermann ?

Publié le par Dc Evo

Qui connait Fabrice Le Quintrec ?

 

 

Personne.


 

Aujourd’hui, le monde médiatique bruisse des anti-Sarko qui se font vider.

Le symbole en est Arrêt sur Image, émission déprogrammée. Et son animateur Schneidermann pour avoir insulte sa direction suite à cette déprogrammation.

 

Bon, ne commentons pas ses émissions. Fut une époque elles étaient bonnes. Depuis en gros que Sarkozy est candidat, on tourne autour du « pourquoi Sarkozy est méchant, pourquoi Ségolène, contrairement a ce qu’on veut nous faire croire ce n’est pas que de l’image ».

Bon, le parti pris politique était très net, et n’avait rien à faire sur une chaine éducative. Dont acte, il est déprogramme.

Choses amusante, le blog de cette émission « Big Bang Blog » fut un moment presque un sous-site du site Liberation.fr

Par ailleurs, les deux seules grosses affaires médiatiques récentes qui eussent nécessité un décryptage au fil de l’eau, ils les ont complètement loupées.

 

Ces deux affaires ce sont l’affaire Camus et l’affaire Baudis.

 

L’affaire Camus, c’est cet intellectuel…

Digression : par ailleurs ouvertement homosexuels, et un des spécialistes contemporains de la culture juive d’après la Shoah sur laquelle il a écrit plusieurs livres et organise des expositions, c’est même un des seuls a avoir consacre beaucoup de temps a l’art des survivants de la shoah, c’est vous dire s’il est des chemises brunes, comme on l’a désigné.

… qui a ose dire dans son journal « ces juifs de France Culture n’énervent » a propos des animateurs d’une émission culturelle qui ne parlaient que de culture juive – ce sujet l’intéresse beaucoup, mais il a eu le malheur de penser que la culture française ne se résume pas a la culture juive.

Cerise sur le gâteau, ils a ajoute « immigres de première et seconde génération, qui ne participent pas directement de l’expérience française ».

En gros ils ne sont pas très français pour parler de la culture française. Vue très discutable. A moins de s’appeler de la Rochefoucauld (la on a plus d’un millénaire d’ancienneté en France) on est presque tous des immigres. Passons. Ce n’était pas raciste, juste une vue essentialiste, peu a la mode.

Digression : Ah cette belle famille de la Rochefoucauld... Avec de tels ancêtres… Si c’est pas malheureux…

 

Bon, de la toute la machine médiatique s’est emballes, entraine par le Monde, un articles contre lui chaque jour, pas de droit de réponse.

Ce bel écrivain un peu aigri raconte tout sur son site, édifiant, la sournoiserie de certaines personnes est décidément écœurante.

http://perso.orange.fr/renaud.camus/affaire/affaire.html

Rendons hommage a Finkielkraut, le seul a l’avoir défendu, et a Nicholas Fox Weber qui a témoigné en sa faveur.

 

Toujours est-il, un beau raté pour une émissions de décryptage des medias.

 

La deuxième affaire est l’affaire Baudis : ils ont attendu que toute la manipulation soit prouvee pour en parler. Inutile.

http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/alegre/dossier.asp?ida=404879

Un résumé ci-dessus.

 

Dans les deux cas, je subodore que leur parti pris de gauche a eu un impact.

 

En tout cas l’émissions n’avait plus sa place sur la grille.

 

 

 

Un autre journaliste est en revanche un cas bien plus intéressant de censure et personne n’en a parle : Fabrice Le Quintrec.

Je crois que l’on peut résumer sa situation ainsi : Charge de reprendre une revue de presse, qui citait outre les journaux usuels, les journaux d’extrême gauche (Charlie Hebdo, Rouge, l’Humanité), il s’est permis de citer également (et dans une bien moindre mesure) des journaux d’extrême droite.

Je crois que son droit de réponse a l’Humanité mérite d’être lu :

http://www.humanite.fr/1999-05-07_Medias_DROIT-DE-REPONSE-FABRICE-LE-QUINTREC

 

DROIT DE RÉPONSE FABRICE LE QUINTREC

Vous avez cru devoir dans votre numéro en date du 7 août 1998, me mettre en cause à propos des revues de presse que j’ai présentées sur France-Inter les 3, 4 et 5 août 1998. Conformément à l’article 13 de la loi sur la presse de 1881, je vous prie de bien vouloir insérer la présente à titre de droit de réponse.

Vous prétendez que je cite " effectivement volontiers les journaux d’extrême droite " dans mes revues de presse.

Citation ne veut pas dire approbation ; occultation n’est pas synonyme d’information.

On me reproche une citation (une seule !) extraite de Présent faite à l’antenne de France-Inter le 5 août. Cette citation, la voici : " Quant au journal Présent, il va plus loin en disant que les médias avaient purement et simplement inventé cette intervention du pape " (en faveur des sans-papiers occupant la nonciature apostolique). Sur cette affaire, comme sur les autres grands dossiers de l’actualité du moment, j’ai fait état des prises de position et des opinions les plus diverses. La place des publications considérées comme liées au Front national y était infinitésimale : cette phrase tenait en 6 secondes alors que je me suis exprimé au micro pendant plus de 38 minutes et que j’ai cité l’Humanité à une dizaine de reprises.

Le pluralisme est non seulement un choix personnel, c’est une obligation de service public. Son interprétation restrictive est semée d’embûches.

Quand un journaliste cite largement, dans ses revues de presse, comme c’est mon cas et comme c’est normal, des journaux de gauche ou d’extrême gauche, il a tout à fait le droit et même le devoir, de montrer qu’il existe d’autres manières de voir les choses. Le fait d’édulcorer la diversité et la complexité des opinions, de s’autocensurer ou de tenir un langage convenu ne contribue ni à l’information pleine et entière du public, ni à l’accomplissement de la mission du journaliste. Tout organe de presse qui n’est pas interdit par les lois de la République ne peut pas, ne doit pas l’être par le service public de la radiodiffusion. La liberté d’expression est une et indivisible.

Fabrice Le Quintrec

 

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