Je DETESTE la vulgarisation scientifique !

Publié le par Dc Evo

La vulgarisation scientifique

 

 

Eh oui, encore une chose que je vomis.

Ce n’est pas que je souhaite que le public ne comprenne pas la science. Au contraire, ne serait-ce que pour eviter d’entendre des stupidites et aussi car les citoyens, dans une democratie doivent etre intelligents.

 

Par contre… les vulgarisateurs sont certainement les gens les plus immondes qui touchent le monde scientifique.

Ils pervertissent, inventent, font passer des banalites pour de grandes decouvertes et oublient de mentionner des avancees majeures.

Je dois dire que je ne lis plus du tout les journaux de vulgarisation (sinon occasionellement « La Recherche » et « Pour la science » que j’achete pour avoir le la lecture quand je voyage en France, et que je vous recommande, evidemment tous les autres, comme S&V ou pire Science et Avenir sont a proscrire).

 

Donc mes principaux contacts sont… les pages science du Figaro en ligne, et la… ce n’est pas terrible.

 

Dans les dernieres semaines, que d’imbecilites j’ai pu lire !

 

Dernierement, un article enflamme :

 

Quand les ordinateurs apprennent à bluffer

Ou comment des intelligences artificielles peuvent apprendre à faire semblant, et à jouer à l’encontre de toutes les probabilités.

 

Comme le surpuissant Deep Blue a battu Garry Kasparov aux échecs en 1997, une intelligence artificielle va-t-elle bientôt conquérir le titre de champion du monde de poker ? C’est ce que laisse présager une découverte faite par deux chercheurs sud-africains en marge de leurs travaux sur la théorie des jeux, révélée par le New Scientist. […]

Le plus aventureux des joueurs, nommé Randy, a même appris seul à bluffer : alors qu’il avait une main des plus faibles, ce kamikaze du tapis vert a choisi de jouer contre toutes les probabilités qui lui dictaient de se coucher. Ce qui devait arriver arriva : certaines intelligences artificielles (IA) plus défensives se sont couchées, alors même qu’elles disposaient de mains fortes. Sans la moindre intervention humaine depuis sa programmation initiale, une IA a donc appris à bluffer, et, en quelque sorte, à mentir.

 

Bon, je ne veux pas etre desagreable a tout prix mais :

-         Le New Scientist est une simple revue de vulgarisation.

-         L’article est completement pourri.

-         Ce n’est pas nouveau, mais alors pas du tout. En fait, la theorie des jeux est un des mes dadas, et je me souviens avoir trouve un resultat semblable (dans un autre jeu) dans un mémoire mineur fait en maitrise, qui avait eu un 1 mais certainement pas la premiere page du Figaro.
D’ailleurs ce resultat n’etais pas le but du mémoire… j’ai un peu d’ambition quand meme ! Juste une etape, meme pas relevee.
Normal ! Ce n’est que de la logique, cet article genial de 32 pages produit un resultat qu’un eleve doue en premiere annee d’info obtiendrait en deux semaines.

 

Sans rentrer dans le detail… ceci n’a aucun interet.

 

 

Un autre, je crois, l’article de vulgarisation scientifique le plus debile que j’aie jamais lu. Je me permets de le citer dans son integralite.

 

Un bébé requin conçu sans père

Les analyses montrent que le petit requin né dans un zoo américain ne présente pas d'ADN paternel.

 

Le bébé requin-marteau mis au monde en décembre 2001 dans un zoo au Nebraska (États-Unis) était un heureux événement pour le moins inattendu. Et pour cause : il avait été conçu par sa seule mère, sans l'aide d'aucun mâle ! La maman avait en effet été capturée trois ans plus tôt et n'avait pas reçu de visite masculine depuis. Cette affaire avait lancé une étude menée par la Queen's University de Belfast et l'Institut de recherches américain Guy Harvey. Les surprenants résultats, publiés hier dans Biology Letters, confirment que le petit requin ne présente pas d'ADN paternel et a donc bien été conçu sans accouplement. Ce type de reproduction, appelé parthénogénèse, est pratiqué par certains reptiles ou insectes. Il n'avait jamais été observé chez les vertébrés supérieurs auxquels appartiennent les requins, ce qui n'est pas sans inquiéter les chercheurs : sans apport génétique paternel, la diversité génétique de la progéniture, et de l'es-pèce à long terme, pourrait en souffrir.

 

 

 

Je me suis permis d’envoyer une lettre au courrier des lecteurs, restee sans reponse :

A propos de votre article sur une parthénogenèse observée chez un requin :

 - Premièrement ce n'est pas une première chez un requin.

 - Ce type de parthénogenèse est accidentel, il est potentiellement présent chez beaucoup de vertèbres supérieurs, seuls les mammifères n'en sont pas capables.

 - Les requins ne sont pas des vertébrés supérieurs.  

 - Nul scientifique sérieux ne inquiète de la parthénogenèse affecte la survie des espèces capables de reproduction sexuée, car elle primera dans la nature, d'ailleurs cette remarque est tout simplement incompréhensible : qu’une reproduction parthénogénétique ait été observée une première fois sur un requin marteau ne signifie pas qu’elle soit apparue !!!! Aucune menace n’est donc apparue…

 

Tant d’erreurs dans un si court article laisse songeur…

 

 

Eh oui, ce que je déteste encore plus que les journalistes qui font des erreurs, ce sont les journalistes qui n’ont pas le courage de les corriger ! Ceci dit n’en déduisez pas que le Figaro est le pire journal francophone, au contraire…

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